Mes abeilles et les noisetiers

Aujourd’hui 27 décembre 2011 mes abeilles ont butiné des noisetiers en fleurs !!!

C’est plutôt stupéfiant mais aujourd’hui mes abeilles ont butiné leurs premières fleurs de noisetiers de la “saison”.

Le noisetier est l’espèce dont la floraison est la plus précose chez moi, mais habituellement elle n’intervient pas avant fin janvier, voire même plutôt fin février. L’année 2011 aura été véritablement phénomènale sur le plan climatique: quasiment pas une goutte d’eau entre le 15 mars et le 1er novembre (les plus anciens parmi les anciens n’avaient jamais vu cela), puis 950mm de pluie tombés en 6 jours début novembre, soit l’équivalent de la pluviométrie annuelle de la région parisienne et la moitié de celle de Laboule (la vallée de la Beaume est une vallée particulièrement arrosée. Le village de Loubaresse qui se situe tout en haut de la vallée est le village le plus arrosé de France. Il y tombe régulièrement plus de 2.5 mètres d’eau par an) et un automne d’une douceur extrême avec des températures régulièrement supérieures à 25° durant les mois de septembre,  octobre et même novembre.

Depuis le début des vacances de Noel il fait grand beau; il faisait 17° sur ma terrasse cet après midi et les abeilles s’en donnaient à coeur-joie. Malheureusement cela n’est pas forcément une bonne nouvelle car sans une période significative de températures basses, les reines ne s’arrêtent pas de pondre, or l’arrêt de ponte hivernal permet aux colonies de se débarasser des parasites qui se développent dans le couvain (on appelle “couvain” les larves qui grandissent dans les cellules dans lesquelles la reine a pondu).Je précise que le noisetier n’est pas un arbre suffisamment mellifère pour permettre aux abeilles de produire du miel, mais il leur permet de collecter du pollen qu’elles utiliseront pour nourir leurs larves, même si ce pollen n’est pas très riche en proteïnes (le pollen est en effet la source de proteïnes des abeilles alors que le nectar est leur source de glucides).

Toujours est-il que le spectacle des abeilles sortant butiner au moindre rayon de soleil est toujours aussi fascinant. Je vous en livre ici quelques clichés.

abeilles_et_noisetiers

abeilles_et_noisetiers

abeille_sur_noisetier

Sur la troisième photo on distingue nettement, sur la patte arrière gauche de l’abeille, la boule de pollen qui est le fruit de sa récolte d’aujourd’hui. Les abeilles “attrappent” le pollen avec leurs pattes avant puis le font glisser vers les pattes arrière tout en en faisant une sorte de pâte adhésive par adjonction d’eau et d’une sécrétion buccale. C’est cette pâte que les abeilles emmèneront à la ruche et stockeront dans des alvéoles en vue de nourir ensuite les larves.

abeille_sur_noisetier

L'abeille vient de commencer de collecter

Sur la cinquième photo l’abeille vient de commencer de collecter, et la boule de pollen est encore à l’état embryonnaire (on la distingue sur la patte arrière droite en zoomant la photo). On voit aussi que l’abeille est relativement poilue, ce qui prouve qu’il s’agît d’une abeille jeune (les abeilles perdent progressivement leurs poils tout au long de leur vie qui dure de 30 jours en été à 90 jours en hiver) et que, donc, la reine pondait encore il y a de cela un mois.

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Publié dans Abeilles, Apiculture, Ardèche
2 commentaires pour “Mes abeilles et les noisetiers
  1. Laurent Vialle dit :

    Bonjour Gilles,

    Je t’écris parce-que je suis fasciné par ton parcours. J’espère un jour arriver à faire ce que tu as bâti.
    Moi aussi je suis ardéchois, moi aussi je vie dans une grande ville (Montréal Qc), moi aussi je travaille dans la finance, et enfin, moi aussi je souhaite revenir à mes racines en Ardèche.
    Mes promenades sur le plateau ardéchois me manquent de plus en plus.
    C’est pourquoi, je viens de commencer une formation au Québec, de 18 mois en apiculture. Tout de suite je me suis passionné par le milieux de l’abeille.
    Cependant, 18 mois c’est longue, je ne sais pas si j’aurais le courage de tenir, tellement l’Ardèche me manque.
    Je me dis aussi, que suivre une formation sur l’apiculture au Québec n’est pas forcément approprié dans le sud-est de la France.
    Peut-être existe-t’il une formation similaire en France ?
    J’aimerai connaître vos points de vues sur la profession, sur la formation et sur les aides de l’état…

    Merci encore de me faire rêver.

    Laurent Vialle

    • Gilles dit :

      Bonjour Laurent,
      Je viens juste de trouver ton message. Je te réponds rapidement via ton adresse e-mail.
      Cordialement,
      Gilles

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